Frédéric Bief est installé en maraîchage depuis 2004. Située à la frontière entre les Monts du Lyonnais et les Montagnes du Matin (Loire), l'exploitation compte 10 hectares dont 8 de maraîchage et 2 en céréales pour faire des engrais verts.
Méthodes de culture
Avec les engrais verts, les produits utilisés par Frédéric Bief sont des produits utilisables en agriculture biologique. Mais les insectes ne sont pas les seuls prédateurs des légumes, cultivés en plein air : les lapins et les chevreuils sont actuellement un vrai problème pour les salades de Frédéric. D'ailleurs, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les lapins sont beaucoup plus friands de céleri, fenouil et surtout de choux que de carottes... Frédéric Bief utilise de nouvelles techniques d'une agriculture « raisonnable », comme des paillages biodégradables, qui limitent l'utilisation de désherbants chimiques.
Circuit de vente
Frédéric Bief cherche à conserver une exploitation familiale. Ce choix d'échelle l'a poussé à se diriger vers des circuits courts et la vente directe. La majeure partie des légumes sont vendus en vente directe, sur le marché de Feurs ou dans un magasin de producteurs depuis avril 2007. Cependant, le comportement des consommateurs étant parfois capricieux et le climat aussi, une partie de sa production doit parfois être vendue au marché de gros. C'est une vente que Frédéric Bief souhaiterait éliminer.Frédéric Bief s'est orienté vers les Facteurs afin de limiter la taille de son exploitation et de ne vendre qu'en circuit court. Cela lui permettra de vendre ses produits à un prix décent et de pouvoir être assuré de vendre ses produits quelque soient les conditions climatiques. Depuis 4 ans, l'exploitation a subi 6 fois la grêle et cette année, le mois de juillet, pluvieux et froid, empêche les légumes d'été de grandir normalement et les cultures ont un mois de retard dans leur maturation.
Transformation
Frédéric Bief vend actuellement des conserves de cardons déjà préparés et des soupes. Pour des raisons de normes d'hygiène, la mise en conserve doit se faire à l'extérieur de l'exploitation par une conserverie.
A l'avenir, Frédéric Bief transformera lui-même ses produits. Il s'est pour cela associé à d'autres producteurs pour monter, par une coopérative, un atelier de transformation. Cela lui permettra donc d'offrir à ces clients des produits tels que des coulis, des soupes ou encore des confitures.
Au programme, pour vous donner l'eau à la bouche : velouté de courgettes ou de potimarron... Mais, pour l'instant, vous devrez patienter un peu. Nous ne manquerons pas de vous proposer ces nouveaux produits dès leur sortie...
Démarche
Frédéric Bief est très critique envers le monde agricole d'aujourd'hui, la tendance vers une agriculture industrielle ou les structures de subventions plutôt que de soutien. C'est pourquoi il a voulu rejoindre les Facteurs pour être au plus prêt des consommateurs et reprendre son métier en main et non pas se laisser guider par des structures commerciales. Son objectif est de « redonner des saisons aux légumes et la confiance aux consommateurs » grâce à des légumes de qualité, par leur origine et leur goût.
Il précise d'ailleurs que c'est grâce aux consommateurs que l'on pourra garder des exploitations familiales à taille humaine.
Pour résumer sa démarche, Frédéric Bief répond : « une agriculture raisonnée : j'ai deux enfants et mon exploitation est aussi mon jardin .»
Evolution

Frédéric Bief s'interroge beaucoup actuellement puisque le maraîchage aujourd'hui et surtout dans sa région est très difficile. Les problèmes climatiques ne l'aident pas à cultiver ses légumes correctement et il a parfois du mal à vendre ses produits. Il se pose donc des questions sur la durabilité de son entreprise. Il tente chaque année, depuis son installation, de nouvelles orientations (nouvelles cultures, nouvelles méthodes, nouveaux modes de vente). Il va commencer à cultiver des endives et des champignons cette année afin de pouvoir avoir des productions moins risquées mais il se pose des questions sur une plus grande diversification. Dans la région, il y a beaucoup d'élevage, et l'exploitation fera certainement de l'élevage dans les prochaines années de manière à diversifier les productions et donc diminuer les risques.